La Seine en crue, le 27 janvier 2018. — Thibault Camus/AP/SIPA

 

Les phénomènes de fortes inondations pourraient se répéter dans les années à venir en Europe. En cause, le réchauffement climatique même si celui-ci était limité à 1,5°C, selon une étude publiée lundi dans la revue Climate​.

Entre 15 et 17 milliards d’euros de dommages

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont passé en revue trois scénarios, avec des hausses de températures différentes. Dans le plus optimiste (+1,5°C), les dommages causés par les débordements de cours d’eau en Europe vont plus que doubler, à environ 15 milliards d’euros par an. Et le nombre de personnes affectées par les inondations augmenterait de 86 %, soit environ 650.000 personnes par an.

Mais selon le scénario le plus extrême, en cas de hausse des températures de 3°C, les dommages monteraient de 145 % à environ 17 milliards d’euros par an, et 780.000 personnes seraient touchées (+123 %).

Risque accru quel que soit le scénario

Les inondations, dont les impacts sont aggravés par l’urbanisation, font déjà partie des catastrophes naturelles les plus coûteuses en Europe. « Ce travail confirme que les impacts du changement climatique sur le risque inondation en Europe sont étendus et importants », ont commenté les auteurs de l’étude, à laquelle était associé le Centre commun de recherche de la Commission européenne.

« Nos résultats montrent que d’importants impacts peuvent être évités en limitant le réchauffement climatique au seuil de température le plus bas. Néanmoins, une augmentation considérable du risque d’inondations est prédite en Europe même en cas de scénario le plus optimiste de +1,5°C », ont-ils ajouté.

Pluies record en France

Cette étude intervient alors que la France a connu sur les deux mois de décembre-janvier un cumul moyen de pluies record. Associées à des sols saturés, elles ont provoqué la crue de nombreux cours d’eau, en particulier dans le bassin de la Seine, entraînant des inondations notamment en région parisienne.

Avec cette actualité, l’Accord de Paris sur le climat, signé en 2015 prend tout son sens. Pour rappel, il vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, voire 1,5°C. Alors que les Etats signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, la planète se dirige toujours vers une augmentation de 3°C.

 

Source : www.20minutes.fr

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